—————Emilie NO LIMIT!—————

———————————–Le voyage c'est aller vers des univers inconnus pour se découvrir…

La fin d’une belle aventure… 26 juillet 2010

Filed under: Accueil — emilieaunepal @ 10:06

Après 6 mois de voyage, je clôture ce blog…

J’ai vécu une expérience unique au Népal et en Inde et appris énormément. Tellement enrichissant de vivre dans cette culture et de découvrir tous les jours : des religions diverses qui se côtoient, aux bruits des villes, aux calme de la nature à l’immensité des montagnes himalayennes, sans oublier les longues heures de transport ! Une terre d’accueil avec des traditions encore bien ancrées et des sites religieux et naturels fascinants.

Une belle aventure vivifiante et inoubliable ! Merci à tous d’avoir suivi ce voyage et m’avoir laissé des commentaires qui font vraiment chaud au cœur !

Om mani padme um...

Je continuerai peut être ce blog dans un prochain voyage ! Qui sais ce que l’avenir nous réserve ! Suite au prochain épisode… Je termine l’écriture d’une belle page de ma vie et je souhaite à tous ceux qui le peuvent de le vivre… C’est vraiment unique !

Que l’on parte loin ou que l’on s’évade en imagination, le voyage est accessible à tous alors profitez de ce plaisir!

 

Tashi delek! A Mc Leod Ganj, la residence du Dalaï Lama 22 juillet 2010

Filed under: L'aventure indienne: Zanskar, Cachemire... — emilieaunepal @ 12:38

Après une grosse journée de bus depuis Srinagar (dans le Cachemire), nous arrivons à Jammu ou on reprend un bus de nuit jusqu’à Dharamsala. Le bus nous dépose à 2h du matin sur le bord de route et il faut réveiller un taxi et un hôtel pour finir la nuit!

Nous sommes à Mc Leo Ganj qui est la résidence du 14eme Dalaï Lama. Près de 250 000 tibétains ont trouve refuge ici en 1959 suite à l’invasion de la Chine. La visite du musée sur le Tibet explique bien la situation et les attentes futures. La Chine a occupé le Tibet pendant 9 ans et plus de 1.2 millions de tibétains ont été tués et beaucoup tortures avec des méthodes vraiment horribles… Presque tout le patrimoine bouddhiste a été détruit des l’arrivée des chinois à Lhassa en 1949.

L’Inde a accordé le droit d’exil au Dalaï lama et ici l’ambiance bouddhiste est très calme et sereine. Les lamas méditent et prient dans les monastères. Les réfugiés tibétains vendent leur artisanat et leurs fruits et légumes…Mais ils espèrent tous revenir un jour “prochain” au Tibet… Comme le dit le Dalaï Lama, il ne souhaite pas l’indépendance mais juste être libres et avoir le droit de revenir à Lhassa et pratiquer leur religion sur leur territoire…

Un lama regardant les montagnes face au monastère de Mc Leod Ganj

Nous sommes loin des bruits des villes, en plein cœur des collines. Le seul problème: les moussons… Il pleut tous les jours ici mais c’est la saison!

J’ai pu faire une séance de yoga et de méditation, très intéressant et tellement relaxant… Dernière puja au temple au petit matin… Les voix des moines, l’odeur de l’encens… ça va me manquer. C’est une bonne idée de terminer cette aventure par le passage à Mc Leod Ganj, une ambiance tellement sereine…

Prochaine étape en bus de nuit pour rejoindre Delhi. Cela annonce la fin du voyage et le retour dans notre beau pays qu’est la France…

 

La vallée du Cachemire: Salamalicum! 22 juillet 2010

Filed under: L'aventure indienne: Zanskar, Cachemire... — emilieaunepal @ 12:29

Nous partons en bus pour Kargil après le trek dans la vallée du Zanskar. Le trajet Padum à Kargil est long avec 16h de bus sur des routes poussiéreuses, étroites et sans goudron! Mais le paysage est très beau avec des glaciers énormes, des moraines glaciaires comme je n’en avait jamais vu… des marmottes énormes et des dzomos.

Kargil est située à l’extrême nord de l’Inde, à la frontière, enfin ligne de contrôle avec le Pakistan.

Encore 8h de jeep sur une route vertigineuse entre Kargil et Srinagar et nous voila dans le Cachemire!

Le Dal lake et les shikaras

Le Cachemire est une vallée vraiment magnifique avec des forets de pins et des gens sympathiques. Srinagar est une petite ville agréable avec le dal lake, un lac ou circule de nombreux shikaras (bateaux en bois) et ou l’on peut dormir sur des houses boats (véritables maisons sur l’eau). Beaucoup de gens nous avaient déconseillés de venir dans cette vallée a cause des rebelles et des attaques armées mais les touristes ne sont pas vises. Il faut juste éviter les zones de conflits… Au moment ou nous y étions, une grève empêchait tous les magasins d’ouvrir car des soldats indiens ont tues un jeune enfant cachemiri et les Cachemiris souhaitaient une justice…

Fleur de lotus sur le lac

Le conflit entre Pakistan et Inde pour le Cachemire a débuté au 20eme siècle lors de la Partition. Il n’existe pas de réelle frontière mais on parle de ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan… En plus de ce conflit politique, les Cachemiris se révoltent contre l’armée indienne pour avoir leur indépendance. Les esprits sont partages entre ceux qui veulent l’indépendance (bien souvent les jeunes) et ceux qui comprennent ce que signifie être indépendant (les plus anciens souvent)… La situation est sous pression et régulièrement l’armée indienne tue des cachemiris… C’est un débat très actuel entre les Cachemiris.

Les jardins du Cachemire

Malgré ces tensions, la région est très “nature” avec de belles montagnes, des espèces animales rares et des jardins hérités de l’époque moghole. Ce sont des jardins bien fleuris avec beaucoup d’eau et le patrimoine moghol… Très joli et relaxant!

L'architecture moghole

On déguste le pain cachemiri, le thé appelé khawa… encore d’autres spécialités culinaires! Nous avons été accueilli par hasard par un homme rencontre dans la rue a 21h le soir! Il propose de nous loger dans sa famille, dans une maison sur pilotis. Très agréable, on a l’impression d’être en vacances a la mer! C’est sympa de regarder les shikara circuler sur le lac et vendre leurs produits, échanger ou encore transporter des touristes!

Les fleurs de "Lili"

La vallee du Cachemire est a decouvrir et elle est vouée à se developper si la situation politique se renforce… Combien d’annees les conflits vont encore durer?

 

Trek dans le Zanskar 15 juillet 2010

Filed under: L'aventure indienne: Zanskar, Cachemire... — emilieaunepal @ 07:47

Panorama à Thangso avec les chortens au premier plan

Me voilà en trek dans les immenses vallées du Zanskar, magnifique! Nous partons sans porteur, ni guide, ni cheval, juste nos gros sacs et le matériel de bivouac… L’aventure! Il ne s’agit pas d’un trek difficile au niveau du dénivelé mais plutôt par la longueur des vallées avec des kilomètres de marches interminables et le passage d’un col à plus de 5000m.

Vallée du Zanskar avec le Gumburangon dans les nuages

30/06 au 02/07: Manali

Après 17h de bus de nuit, on arrive à Manali. Ça a été long mais ici il fait bien plus frais qu’a Delhi… le cadre est joli, de belles montagnes et une foret de cèdres assez incroyable! Nous sommes accueillis chez un Amchi (médecin tibétain) qui prépare des médicaments uniquement naturels en cueillant des plantes médicinales.

03/07: De Manaili a Chika (3660m)

Le départ se fait a 6h du matin. On passe le Rohtang La a 3800m en bus. C’est l’endroit où les touristes indiens font du ski sur les névés avec pour remontée mécanique des yaks! Le matériel de ski date des années 70: combinaisons fluo et vieux skis… Après 8h de bus, on est à Darsha et on rencontre une jeune femme qui nous accueille dans sa maison pour la nuit: première nuit chez l’habitant en Inde.

04/07 au 06/07: Nous marchons dans ces vallées immenses, très larges. Nous avons bivouaquer a deux reprises a 4400m avec le passage du Shingu La a 5095m. Les moussons n’atteignent soi disant pas le Zanskar et pourtant on a pris la pluie, la neige, le brouillard… Le passage du col a été dur par la longueur et la neige. On enfonçait jusqu’aux genoux avec les gros sacs… Heureusement, nous sommes passés a la Doxa. Il s’agit d’un campement de femmes zanskaries qui s’occupent de faire pâturer les brebis et les dzomos ( croisement entre un yack et une vache). Elles confectionnent du beurre, du curd (yaourt) et du thé délicieux au lait de dzomo! Une bonne récompense après le col sous la neige!

Nuit près de la doxa

Notre marche a été rythmée par des pauses “pemard” qui est une spécialité zanskarie avec de la farine d’orge, du sucre, du beurre… Un fabuleux mélange énergétique!

C'est l'heure de la traite des dzomos!

06/07 au 11/07: le village de Thangso a 4200m

Atchilé qui nous a accueilli chaleureusement

Nous arrivons enfin au village de Thangso (que Mick connait déjà). Il est entoure de montagnes enneigées au cœur de cette vallée immense avec une rivière bien chargée… On est accueillis dans une famille zanskarie extra pendant notre séjour au village. Que du bonheur de jouer avec les enfants, de rire, de partager leur vie! Nous sommes tous autour du poêle alimente par des bouses de dzomos, a boire du thé ou bien de l’arak (gnole locale) ou encore du chang (biere d’orge). A cette altitude, pas grand chose ne pousse. Il n’y a pas d’arbres alors les habitants se débrouillent! Les femmes tricotent des chaussons pour préparer le dur hiver, d’autres vont dans les cultures de riz, de patates et d’orge… Les maisons sont simples et tout se fait par terre, pas besoin de table, chaises, matelas… les tapis vont très bien! Les toilettes pareil, juste un trou entre les planches et vive les toilettes sèches et le bon engrais!

Les cultures et les montagnes à 4200m

C’est une vie sans manière et tout le monde est heureux! les enfants vont à l’école au village et apprennent bien l’anglais, c’est plus facile de communiquer… j’ai appris quelques mots de zanskari mais pas capable de le parler!

Nomos: Lodon et Dassal avec qui on a bien rigolé!

Memele, le plus vieux du village passe ses journées sur son métier a tisser et confectionne des gonches (habit traditionnel zanskari, en laine, porte l’hiver). Le gouvernement indien a fournit des panneaux solaires au village et ça change leur vie!

Mémé et son métier à tisser les gonches

J’ai profite d’être au village pour partir seule faire un sommet a 5000m en face! Il me tentait bien! C’est dru dans le pentu sans sentiers! La vue est magnifique! le vent est présent, comme tous les jours a partir de 14h du matin… le pull est obligatoire. Les nuits étoilées sont splendides, tout comme les coucher de soleil. des souvenirs inoubliables et un pincement au cœur au moment de quitter la famille et les enfants. On s’attache vite aux gens qui nous donnent de l’affection sincère… Beaucoup d’émotions.

Des visages... Mets pas ton doigt dans le nez!!!

12/07: Phuktal Gompa

Après une longue marche dans la même vallée, on découvre le monastère troglodyte de Phuktal. Gompa signifie monastère bouddhiste. Il est construit dans les rochers, sur un promontoire dominant la rivière. pour le rejoindre, on emprunte le chemin qui longe la rivière utilisée l’hiver quand elle est gelée pour amener du bois dans les villages… ça me rappelle les documentaires de la famille Lapied, trop magique d’être la!

Phuktal Gompa: trop magnifique!

Nous passons la nuit dans la chambre d’un lama (moine tibétain) qui veut bien nous accueillir, entoures par des livres de prières. Encore une belle expérience!

Sentier le long de la rivière jusqu'au monastère

Le trek aurait du finir plus tôt mais un éboulement a eu lieu sur la route et les jeeps ne peuvent pas circuler. La fin se fait désirée… On repart finalement dans la benne d’un camion bien serre pour rejoindre Padum. Petite frayeur en traversant une rivière. Le camion se fait embarquer… pas toujours très sécurisées ces routes et surtout il ne faut pas regarder tous les rochers prêts a chuter…

Les champs d'Edelweiss du Zanskar

Quelques jours de repos à Padum s’imposent!

Ce fut un trek vraiment magnifique par les paysages croises et les gens rencontres! Inoubliable! Le Zanskar est une endroit particulier et unique à découvrir!

Panorama de l'ambiance au village de Thangso

 

Retour à la capitale indienne ! 30 juin 2010

Filed under: L'aventure indienne: Zanskar, Cachemire... — emilieaunepal @ 11:19

Dernier dal bhat "en famille"

Difficile au revoir avec nos amis népalais : des petits cadeaux, des sourires, des larmes, un bon dal bhat pour finaliser la soirée ! L’Inde nous attend…

Finalement, nous avons pris l’avion pour éviter les soucis à la frontière indienne et surtout éviter 3 jours de bus et train dans la chaleur  avec nos gros sacs ! On met 1h20 en avion pour faire Kathmandu Delhi… Bon ce n’est pas bon pour l’environnement mais on compensera par autre chose. On a eu de la chance, les 8000 sortaient de la mer de nuage, magnifique ! On a pu voir le  Dhaulagiri, les Annapurnas. Un spectacle assez incroyable, presque irréaliste avec cette masse d’énormes nuages et le ciel bleu…

Nous voilà revenu à la case départ de notre aventure : Delhi ! C’est marrant mais je n’ai plus la même vision de la ville, soit parce-que j’y suis déjà venue, soit je me suis habituée au bruit et au « bordel » ! Je ne sais pas. Les odeurs, les bruits, les déchets… ne me choquent plus, mais Delhi est quand même davantage polluée que Kathmandu. L’air n’est pas le même.

Je trouve la ville plus agréable qu’en février : beaucoup de végétation dans les rues, même si les moussons tardent à arriver et cela inquiète les indiens, de même que les népalais… L’année dernière, les moussons sont arrivées seulement à la fin juillet… Cela est un gros problème pour les cultures et les habitants.

Dans les rues, il n’a y pas autant de bruit que dans mon souvenir, peut être parce qu’il fait trop chaud et que les indiens sont moins dynamiques au volant ! En effet, il fait vraiment chaud : 44°, ça change de Kathmandu… Heureusement que nous ne restons qu’une journée !

J’ai été surprise de voir les alentours de la capitale très secs alors qu’à Kathmandu, les montagnes qui entourent la ville sont bien vertes… Il y a une véritable différence entre les deux capitales au niveau du développement. A Delhi, j’ai retrouvé des axes de communication développés avec des routes à 5 voies, un petit métro d’une ligne seulement mais c’est déjà ça ! Le plus surprenant est le nombre de voitures… A Kathmandu on trouve uniquement des motos et des taxis sur des routes étroites et en mauvais état, même le « périphérique ». A Delhi, beaucoup d’indiens ont une voiture et les routes s’y prêtent. Le niveau de richesse moyen n’est pas le même, mais à Delhi, l’écart entre riches et pauvres est plus marqué. Enfin c’est mon avis personnel !

Pour la suite des évènements, nous partons pour Manasli en bus de nuit pour le début du trek dans la Zanskhar d’une dizaine de jours… J’ai hâte de voir ces montagnes et découvrir cette culture zanskharie. Je vous tiens au courant dès que le réseau me le permet !

 

L’aventure népalaise se termine… 28 juin 2010

Filed under: Accueil,La vie quotidienne à Katmandou — emilieaunepal @ 21:10

Après 5 mois passé au Népal, j’ai appris énormément. C’était magnifique. Je ne suis pas prête de l’oublier… Beaucoup de gens et de choses vont me manquer… Ma petite vie tranquille, ma famille constituée ici, le réseau d’amis. Merci à tous pour tout ce que vous m’avez offert. C’est toujours triste un départ mais je reviendrai comme je l’ai promis. I’ll come back for sure my friends!! Mero sathi aune!!!

Krishna notre epicier prefere!! il va nous manquer avec sa tite famille...

Voilà ce que je retiens vraiment de cette culture et de cette riche expérience: Tu donnes comme tu es. Si les gens n’ont rien, ils te reçoivent tels qu’ils sont, c’est-à-dire que les gens qui n’ont rien partagent tout. On est souvent plus touché par quelqu’un qui possède peu et donne quelque chose, que par quelqu’un qui aurait plus. Il est question de la valeur humaine de l’individu.

Que de beaux souvenirs et des gens merveilleux...

La valeur humaine, c’est ce qu’il manque beaucoup en France. On a une belle vie, on a tout ce que l’on désire, mais cette valeur n’est pas assez présente au quotidien et ce n’est pas un réflexe, comme ça l’est au Népal. Je garde cette valeur en tête et tous ces souvenirs que je partagerai en France.

Let’s see what happen now!! Je pars pour l’Inde demain pour un mois avant le retour en France fin juillet. Au programme: trek dans le Zanskhar et visite du Cachemire. Vous n’aurez que très peu de nouvelles alors ne vous inquiétez pas! Je ferai de mon mieux mais ce sera plus difficile…

A bientôt les amis! Feri beton la!

 

Les savoir-faire et traditions népalaises 24 juin 2010

Filed under: La vie quotidienne à Katmandou — emilieaunepal @ 17:52

Je vous propose une visite guidée pour découvrir les modes de vie népalais.

Une des nombreuses oeuvres des sculpteurs: Bouddha

Après avoir bu notre premier thé ou tchia, offert gentiment par un népalais pour échanger, on part en balade dans la rue. Ici on trouve beaucoup de métiers artisanaux et d’artistes. Dans les ruelles, on aperçoit des sculpteurs sur bois, sur pierre, des vanniers, des cordonniers, des peintres de tangkas, des bijoutiers… Ce qui est marrant c’est qu’ils se côtoient tous ! Vous entendez tous ces bruits (ça tape, ça parle, ça chante, ça rigole, ça klaxonne…) et vous sentez ces odeurs (l’encens, les marchands d’épices, les poissonniers, les fruitiers…). Un joyeux mélange !

Les népalaises en kurtas

On trouve une grande quantité de magasins de tissus et de tailleurs. Ici, les femmes se font faire des kurtas et des saris (habit traditionnel porté au quotidien). Les kurtas sont en deux pièces : un pantalon, une longue tunique et l’écharpe. Les saris sont en une seule pièce et il y a une façon bien particulière de le mettre. Pas facile !! Les femmes qui portent du rouge sont les femmes mariées. Ce qui permet de différencier les ethnies n’est pas forcément l’habit mais d’autres accessoires. Par exemple, les Gurungs ont des piercings, notamment sur le visage, pour d’autres c’est la façon de les porter mais aussi les traits de visages et la nourriture (Newar, Tharus…). Ce n’est pas évident d’un œil étranger mais les népalais font très bien la différence et reconnaissent la plupart des ethnies qu’ils voient dans la rue.

Confection d'un sari

L’habit est plus souvent signe d’appartenance à une caste. Elle est héréditaire et régit les rapports avec les gens des autres castes. La caste des Brahmanes et celle des Chhétri dominent la société népalaise. Les autres castes professionnelles Vaishyas et Shudras se distinguent assez peu aujourd’hui des hors castes, les Bishma Karmas (intouchables). Les brahmanes constituent la caste supérieure : prêtres, professeurs…
Les Kshatriyas ou Chhetri sont les rois, princes, officiers, dirigeants et ont en charge de protéger les Brahmanes. Les Vaishyas sont les commerçants, artisans et paysans.
Les Shudras sont les serviteurs des trois autres castes. Puis les Bishma Karmas sont les intouchables, le plus bas de la hiérarchie, qui ont les métiers les plus difficiles.

Le système de caste a été officiellement aboli en 1963. Mais si les castes n’ont plus d’existence juridique, elles continuent à diriger la société avec des devoirs et des interdits dans chaque caste. D’ailleurs, le mariage est possible uniquement entre personnes d’une même caste. Cela est néanmoins d’évoluer mais très lentement. La culture est très ancrée.

Quand on se balade dans les rues, on remarque que le Népal est une réelle mosaïque de peuples : indo-népalais et tibéto-népalais qui ont tous leurs particularités avec des dialectes différents selon leur origine géographique.

Un sculpteur au travail

Continuons notre visite avec le village de Bungamati qui est rythmé par les coups de ciseaux à bois des sculpteurs. Ils passent beaucoup de temps devant leurs œuvres mais elles sont vraiment magnifiques et tellement de détails ! C’est incroyable. Ils utilisent différentes essences de bois et il y en a un (je dirais l’eucalyptus) qui sens vraiment bon…

Femme qui tisse la laine

Pas très loin, le village se Khokana laisse place aux femmes qui filent la laine dans les rues et à d’autres qui fabriquent des tapis… Quel travail ! Parmi tous ces gens, on trouve ceux qui vendent leurs samosas, momos, glaces… ceux qui conduisent les rickshaws,…

Pause jus de fruit

Il fait chaud, ça vous dis qu’on s’arrête boire un jus de fruit pressé à la main bien sûr ! Regardez cette machine à presser tellement bien !

On repart en micro (moyen de transport en commun local) pour rejoindre le grand stupa de Bodnath. Petite étape de repos autour d’un thé au lait (tchia) et visite d’un atelier de tangkas. Les peintres de tangkas (peintures de divinités bouddhistes) sont un exemple même de la patience népalaise… Ils font vraiment un travail minutieux et très très long. Ils travaillent 12 h par jour et 6 jours sur 7. Souvent, ils ne font pas ce travail longtemps car il faut de très bons yeux et de l’imagination.

Réalisation d'un tangka

Les tangkas sont faites sur une toile en coton et les couleurs sont des poudres. Pour fixer l’or sur la toile, on utilise un mélange à base de peau de yak. Le dessin est fait au crayon de papier selon un modèle. Le temps de réalisation est plus ou moins long selon la grandeur et le détail. La roue de la vie est une représentation qui m’inspire. C’est un tangka qui représente les différentes étapes de la vie avec quatre cercles. Chaque détail a eu signification. Au centre, les trois animaux (coq, serpent et cochon) représentent le mal et se mordent la queue : l’avidité, l’aversion et l’illusion. Elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre avec Bouddha qui montre le bon chemin. Chaque détail a son importance.

On termine notre visite guidée par une marche nocturne dans les ruelles calmes car il n’y a pas d’électricité (comme la plupart du temps) et que les népalais sont déjà au lit. Le rythme des journées commence à 6h, ne l’oublions pas ! Maintenant il vous reste à le vivre dans la réalité. C’est tellement fort et enrichissant…

Népalaise au raccommodage

 

Une matinée bouddhiste 20 juin 2010

Filed under: La vie quotidienne à Katmandou — emilieaunepal @ 14:01

L’hindouisme est la religion majoritairement pratiquée. Elle concerne 80 % de la population. Le bouddhisme est la deuxième religion en importance. Elle est pratiquée par environ 11 % de la population. Bouddha est d’ailleurs né à Lumbini, un village au sud du Népal et non pas en Inde comme on l’affirme. L’islam et le christianisme sont présents en minorité.

Le stupa de Swayambhunath ou Monkey Temple

Je vais vous faire partager une journée mémorable. C’est un dimanche, il est 4h30 du matin et j’émerge difficilement pour rejoindre le stupa de Swayambhunath, appelé aussi Monkey Temple (présence de nombreux singes en liberté bien sûr!). Mon objectif : assister au lever de soleil sur cette colline surplombant Katmandou. Les rues sont silencieuses à cette heure, tout est calme, c’est rare ! Quelques bouddhistes sont devant moi, tenant leurs chapelets et récitant leurs mantras (prières) en marchant. Je m’imprègne de cette ambiance.

Lever de soleil sur le stupa

Levé de soleil et puja dans un monastère. Après une pause sur une terrasse face à Katmandou et au réveil de la ville, j’assiste à une puja très spéciale en plein air. Les voix des lamas, les instruments, l’odeur de l’encens… On fête la fin de la restauration du stupa qui a lieue tous les 100 ans ! Eh oui quand même ! Elle brille de milles feux… Un grand maître Rinpoché est présent pour l’occasion. On m’offre une « kata », c’est une grande écharpe en soie blanche avec les signes représentatifs du bouddhiste. Elle est offerte pour les grandes occasions. La couleur témoigne de la pureté d’intention de celui qui l’offre. Ensuite il faut faire un rituel pour se faire bénir par le maître, cela porte chance… J’apprends rapidement et je me retrouve en face du maître qui me bénit… un grand moment d’émotions même si la signification n’est pas aussi forte que pour les bouddhistes.

La bénédiction du Rinpoché

 

« La nouvelle star » 20 juin 2010

Filed under: Mon séjour en Ilam — emilieaunepal @ 13:53

Petite histoire inattendue ! On me prévient à 10h30 pour un meeting à 12h où ma présence est « vivement attendue »… Me voilà dans un meeting népalais pour mon projet de stage : petit rappel, c’est la création d’un circuit responsable en Ilam (région non connue du tourisme pour le moment !).

Un ami népalais a réuni des personnes importantes, du genre l’ancien ministre du tourisme, de l’agriculture et des affaires étrangères du Népal, des membres du Népal Tourism Board, du Népal Tourism Association, divers acteurs touristiques! ça rigole pas… Je dois présenter mon projet et mon expérience en Ilam et je n’avais rien prévu ! Je me débrouille en anglais mais il faut surtout que je vous raconte le déroulement d’une réunion népalaise !!!

Une partie de la table de la réunion

On commence par amener des fleurs dans la salle puis on allume une flamme et de l’encens pour ouvrir la réunion ! Les portables sont formellement autorisés et encore plus le droit d’y répondre ! Je retiendrais la sonnerie du Ministre : la voix sensuelle d’une femme !! Mais dans le fond, ça reste très sérieux, plutôt étonnant d’ailleurs ! Des journalistes filment et prennent des photos. A chaque fois que quelqu’un parle il est applaudit. J’étais la seule fille et la seule « blanche », c’est quelque peu perturbant mais j’ai bien défendu mon projet. La quinzaine de népalais ont adhéré et ils sont motivés à développer le tourisme dans cette région. Ils sont mobilisés et le projet est lancé sérieusement. Je suis bien contente d’avoir réussi à fédérer les acteurs. Ça fait vraiment plaisir de voir que le projet est bien lancé et qu’il va être poursuivi, surtout que les népalais ont bien compris le principe de préservation de la culture, d’un développement raisonné… Ils veulent vraiment faire quelque chose et les moyens sont là, surtout pour l’année 2011 qui est l’année du tourisme au Népal !

Je termine ce meeting par une interview pour la TV népalaise. Voilà la nouvelle star est là !! Pas vraiment en fait ! Il y en a bien une mais ce n’est pas moi… La réunion se termine par un chant népalais… Et oui, les meetings se terminent surement de cette façon. Le chanteur commence à se faire connaître au Népal et nous chante un air romantique (pour changer) sur l’histoire d’un couple à l’eau de rose qui s’aime, avec des aventures dans l’Ilam bien sûr ! Trop comique !!! De bons souvenirs. Si les réunions françaises étaient plus souvent comme ça, on s’ennuierait moins… En tout cas, pour réussir un projet au Népal, il faut se faire des contacts et après tout rebondit ! Toute réussite est basée sur les échanges humains, comme tout ce qui se fait ici. C’est incroyable ! Bonne continuation au projet en Ilam  et longue vie au jeune produit !

 

Un weekend bien trempé ! 14 juin 2010

Filed under: La vie quotidienne à Katmandou — emilieaunepal @ 09:23

Me voilà au milieu des népalais dans les rues de Katmandou devant un écran pour regarder la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Football 2010. Et oui les népalais suivent activement le foot malgré que leur sport de prédilection soit le cricket ! Quand on parle de la France, direct ils vous parlent de Zidane ! Ils sont fans de notre footballeur qui d’ailleurs vient au Népal en vacances en octobre.

Bref, on regarde le premier match Afrique du Sud / Mexique chez des népalais bien sympas ! Ce sont les colocataires de Quentin, un ami français également en stage. Au programme dal bhat succulent, bières locales, mars fris (spécialité de Mick et ses amis écossais !) et crêpes à la françaises… Hmmm ! On termine sur le match de la France à 2h du matin heure locale !

Réveil difficile à 5h30 pour partir deux jours faire du kayak ! Et oui, moi qui ai peur de l’eau, je me suis dis c’est l’occasion de tester au Népal ! Kayaks chargés sur le toit du bus, on part avec notre guide (Lama) complètement déjanté mais trop rigolo ! Il fait chaud et quel bonheur de se baigner enfin dans la rivière Trisuli.

L'équipe de kayakistes professionnels au complet!

Quelques exercices de maîtrise et je me rends vite compte que ce n’est vraiment pas évident. Ça ne me rassure pas d’avoir les jambes bloquées dans cet engin pas stable ! On apprend à « esquimauter » ou le fameux « rool » en langage anglo-népalais : se retourner dans l’eau avec son kayak pour revenir à la surface. Après plusieurs tentatives, je préfère enlever ma « jupette » !! Non je ne suis pas en jupe non plus, faut pas pousser ! La jupette c’est l’outil qui permet à l’eau de ne pas rentrer dans le kayak mais il faut pouvoir l’enlever si la tentative de remonter à la surface échoue ! Ce qui m’est arrivé régulièrement je l’avoue ! On part quand même faire plusieurs fois un rapide et je me fais plaisir en croisant les doigts pour ne pas me déséquilibrer et me renverser !! Des sacrés vagues, de belles sensations ! Je n’aurais pas pensé que ce soit un sport aussi sympa.

Repos entre deux rapides!

Je compte bien réessayer en France avec des conseils d’un guide qui parle français ! J’avoue, c’est plutôt comique d’être bloquée dans l’eau et de ne pas comprendre ce que dit son guide ! Pas facile d’apprendre dans cette situation ! Mick et Quentin ont pu faire une descente dans des rapides encore plus gros et j’ai préféré renoncer par peur et aller explorer les forêts népalaises à la rencontre des locaux, pour finir à faire des jeux avec les enfants dans l’eau ! Retour sur le toit du bus pendant 2h30, aux premières loges pour le coucher de soleil, en chantant accompagnés par l’harmonica et les klaxons népalais ! Que du bonheur !

On a pu passer une nuit à la belle étoile sur la plage de sable fin, face au coucher de soleil sur les montagnes escarpées. Sans rire, le sable est blanc et fin et le ciel très étoilé avec des étoiles filantes ! Le rêve… C’est quand même incroyable la variété qu’il peut y avoir dans ce seul petit pays ! Encore une nouvelle découverte, ça n’arrêtera donc jamais !

D’autres photos sont à venir, soyez patients!

Des émilies partout! C'est horrible!!!

 

 
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